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Tu te sens épuisée, surchargée ou vide ? Et si tu commençais par observer ce qui te vide, avant d’ajouter quoi que ce soit ?

anneliseterrieralt
8 oct.
8 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 4 jours

Illustration de la nécessaité du vide avant d'ajouter

Imagine une ruche saturée. Chaque alvéole est pleine à ras bord — il n’y a plus d’espace pour poser quoi que ce soit de nouveau. Rajouter une habitude de bien-être là-dedans, c’est comme ajouter un cadre dans une ruche déjà trop chargée : ça n’ouvre pas d’espace, ça accentue la tension. Et pourtant, c’est souvent ce qu’on te propose. Une routine de plus. Un planning de plus. Une méthode de plus. Tu as peut-être essayé, encore et encore — non par manque de volonté, mais parce que ces approches ne correspondent tout simplement pas à ta façon de fonctionner.


Et si, avant d’ajouter quoi que ce soit à ton quotidien déjà surchargé, tu commençais par observer ce qui te vide vraiment ? C’est ce chemin, celui de l’observation bienveillante avant l’action, que cet article t’invite à explorer, sans injonction ni promesse.


Quand les conseils bien-être ne te correspondent pas


Un écart entre les « listes des conseils » et ta réalité

Pour beaucoup de femmes neuroatypiques ou hypersensibles, la difficulté ne vient pas d'un manque d'efforts. Elle naît d’un décalage : des conseils pensés pour un fonctionnement « standard », et une réalité intérieure bien plus nuancée, souvent riche et invisibilisée.


Les femmes concernées par la neurodivergence forment un spectre extraordinairement large et varié. Certaines se reconnaissent dans un diagnostic — autisme, TDAH, troubles Dys (dyspraxie par exemple), hypersensibilité, haut potentiel intellectuel — d'autres sont en questionnement, d'autres encore ne se sont jamais reconnu aucune étiquette mais savent que leur fonctionnement diffère de « la norme ». Il n'existe pas un profil unique de femme neuroatypique mais belle et bien une constellation de vécus singuliers, chacun avec ses propres forces et ses propres angles morts. Ce texte s'adresse à toutes ces réalités.


Le coût invisible du camouflage et de l'adaptation permanente

Ce que l'on ne voit souvent pas de l'extérieur, c'est le travail colossal que représente le fait de s'adapter en permanence à un environnement qui n’est pas complètement aligné avec toi. Cette adaptation a un coût énergétique réel. On parle parfois de camouflage ou de masquage. Peu importe le mot : c’est une énergie que tu dépenses en silence, souvent sans même t’en rendre compte. Une étude de Hull et al. (2017), menée auprès de femmes adultes autistes, a mis en évidence que ce processus d'adaptation sociale permanente est associé à des niveaux élevés d'épuisement, pouvant même aller jusqu’à des situations de détresse psychologique, même chez des personnes qui semblent, de l'extérieur, « fonctionner normalement ».


Ce que je remarque souvent, c’est que l’épuisement vient rarement d’un manque d’efforts. Il vient du poids de ce qu’on ne voit pas. Et tant que ça n’est pas nommé, les solutions qu’on propose ajoutent des contraintes plutôt qu’elles n’allègent.


Quand la coexistence de plusieurs neuroatypies complexifie encore le tableau

Pour certaines femmes, la situation est encore plus nuancée. Il se peut qu’une même personne présente des traits en liens avec plusieurs neuroatypies (la multi-exceptionnalité qui souvent définie comme la coexistence d'un haut potentiel intellectuel et d'une ou plusieurs difficultés spécifiques d'apprentissage ou de fonctionnement ou encore, le auDHD qui représente l’alliage du TDAH et du TSA). Ainsi, les forces peuvent masquer encore plus certains des besoins fondamentaux, aux yeux des autres, mais aussi parfois, aux yeux de la personne elle-même, retardant la reconnaissance de ses propres limites et les ajustements qui pourraient l'aider (Foley-Nicpon et al., 2011).


On s'adapte, on compense, on performe, on a l’illusion que nos difficultés n’étaient pas fondées, on doute de soi… Jusqu'au moment où la surcharge devient impossible à contourner. Ce n'est pas un échec. C'est un signal.


Ces scènes du quotidien qui te fond sentir épuisée, surchargée ou vide

L’une ou plusieurs de ces expériences peuvent te parler.


·       A l'idée d'une énième liste de choses à faire pour aller mieux, tu te sens épuisée, surchargée ou vide.


·       Tu ressens souvent une sensation de vivre « tout dans la tête », quelque part tu sais que ton corps essaie de t’indiquer quelque chose, et tu l’ignores malgré toi, jusqu'à ce que la fatigue ou la saturation sensorielle impose une pause que tu n'avais pas prévue.


·       Les journées où tu te sens « bien » sont souvent suivies d'un « effondrement inexpliqué », comme si ton corps réclamait soudainement le repos auquel il n’a pas eu droit plus tôt.


·       Tu arrives à accomplir des choses complexes, mais certaines tâches du quotidien (préparer le repas, rappeler quelqu'un, trier les emails) te semblent démesurément épuisantes.


·       Tu as essayé des routines, des applications de bien-être, des plannings colorés… et aucun n'a tenu, non parce que tu « manques de discipline », mais parce qu'ils ne prenaient pas en compte tes fluctuations d'énergie réelles. Et tu as finis par culpabiliser.


·       Certains environnements, certaines interactions ou certains enchaînements de tâches te laissent systématiquement vidée, sans que tu aies pu identifier clairement pourquoi jusqu'ici.


Si tu te retrouves dans une ou plusieurs de ces descriptions, ce n'est pas la preuve que tu ne fais pas assez. C'est peut-être le signe qu'une approche différente, celle qui part de ton fonctionnement réel, et non d'un idéal standardisé, pourrait t'aider davantage.


Par où commencer, sans t’épuiser davantage


Piste 1 : Observer avant d'agir

La première étape consiste à ne pas agir mais à observer. Avant de chercher à construire quoi que ce soit de nouveau, prends quelques jours pour noter ce qui te coûte de l’énergie. Pas pour te juger, pas encore pour trouver des solutions. Juste pour commencer à comprendre. Tu peux par exemple utiliser l’une de ces questions :


·       À quel moment de la journée je me sens le plus épuisée ?


·       Quelles interactions, quelles tâches ou quels environnements me laissent systématiquement vidée ?


·       Y a-t-il un moment de saturation récurrent que j'ai appris à ignorer ou à traverser en mode automatique ?


J’observe souvent aussi que trop d’information peut créer une forme de paralysie, stoppant net tout passage à l’action. C’est pour ça que ces questions ne sont pas un protocole à remplir, mais juste des points d’entrée possibles. Prends ce qui t’est utile, laisse le reste.


Cette phase d'observation n'a pas besoin d'être structurée ni exhaustive. Un post-it, une note vocale, une phrase griffonnée. Peu importe l'outil, ce qui compte, c'est de commencer à reconnaître les signaux que ton corps t’envoie, avant qu'ils ne t’obligent à tout stopper.


Piste 2 : Identifier ton « domino prioritaire »

Une fois que tu as un aperçu de ce qui te coûte le plus, il devient possible de repérer un élément clé : un ajustement faisable, qui, une fois mis en place, peut libérer un peu d'espace. Parfois, il peut déclencher d'autres petits changements positifs en cascade, sans effort supplémentaire.


Ce n'est pas une solution miracle. Ce n'est pas non plus un changement de vie. C'est un geste faisable, adapté à ton niveau d'énergie actuel. Et n’a pas besoin de te soutenir pendant les 10 années à venir.


J’observe souvent qu’il est difficile de définir seul par soi-même quel est le sujet d’hygiène de vie qui doit être prioritairement ajusté. Ce n’est pas un manque de lucidité. Nous sommes rarement nous-même la meilleure observatrice de ce qui nous épuise quand on est au cœur de la surcharge.


Pour certaines, il pourrait s'agir d'un ajustement alimentaire très simple pour soutenir la digestion et donc l’énergie.  En effet, il existe un lien documenté entre l'état du microbiote et la clarté mentale, que je trouve particulièrement parlant dans les situations de surcharge (Cryan & Dinan, 2012). Pour d’autres, intégrer une pause courte entre deux sollicitations plutôt que d'enchaîner sans transition est indispensable. Ou d'alléger une tâche invisible que tu fais automatiquement depuis des années sans l'avoir jamais remarquée. Pas de réponse « standard ni attendue », seulement ce qui est juste pour toi.


L’idée n’est pas de tout changer. C’est de trouver le premier levier à actionner : ce domino qui, une fois posé, ouvre une première alvéole de calme. Un tout petit espace qui n’existait pas avant, et à partir duquel d’autres choses peuvent changer, sans effort supplémentaire.


Piste 3 : Des ajustements qui te ressemblent, pas des protocoles universels

Les recherches sur la formation des habitudes montrent quelque chose que j'observe aussi en accompagnement : une habitude tient mieux quand elle est simple et ancrée dans un contexte qui a du sens pour toi et non pas imposée de l'extérieur (Lally et al., 2010). C'est encore plus vrai quand ton énergie fluctue d'un jour à l'autre.


L'hygiène de vie naturopathique ne consiste pas à imposer un cadre rigide. Elle cherche des repères qui tiennent dans ta réalité. Cela peut prendre la forme d'une courte pratique de respiration lente dans les moments de saturation, quelque chose que je propose souvent, et dont les effets sur le système nerveux sont bien documentés (Zaccaro et al., 2018). Cela peut être un ajustement de ton environnement sensoriel à un moment de la journée. Ou simplement la reconnaissance que certains jours demandent moins, ce qui est tout à fait légitime.


Le seul critère qui compte : que cet ajustement soit réalisable pour toi, dans ton environnement, sans qu'il devienne une charge de plus.


Une précision importante : l’accompagnement naturopathique s’inscrit dans une démarche complémentaire d’hygiène de vie. Il ne remplace pas, ne prescrit pas et ne modifie pas un suivi médical, psychologique ou psychiatrique. Si tu es déjà suivie par un professionnel de santé, ce suivi reste prioritaire et ces pistes viennent en complément, jamais à la place.


Un premier pas contre la surcharge et l’épuisement, à ton rythme

Prendre soin de toi ne devrait pas devenir une corvée supplémentaire dans une liste déjà trop longue.


J’observe aussi parfois que nous sommes nous-même notre propre « tyran » et qu’on ne s’autorise pas toujours à utiliser des approches différentes, comme si ça signifiait abandonner quelque chose ou avouer qu’on n’y arrive pas. Ce n’est pas ce que ça veut dire. C’est simplement choisir ce qui te correspond mieux.


Si les conseils bien-être généraux sont très séduisant mais que tu te sens désemparée lorsqu’il s’agit de les appliquer, c'est peut-être parce qu'ils n'ont pas été pensés pour ta façon d'être au monde. Commencer par observer ce qui te surcharge avant même d'ajouter quoi que ce soit, c'est déjà faire quelque chose pour toi.


Et de là, il devient possible de trouver ensemble, progressivement, un premier ajustement faisable. À ton rythme, dans le respect de ton énergie.


Comme dans une alvéole, il s’agit juste de trouver un espace où poser quelque chose — avant de repartir.

 

Si tu souhaites explorer ce chemin accompagnée, tu peux réserver un appel découverte gratuit ici : https://www.anneliseterrier.fr/book-online — ou découvrir les accompagnements proposés sur https://www.anneliseterrier.fr


Foire aux questions


Q1. Faut-il avoir un diagnostic ou se reconnaître dans un profil neuroatypique précis pour prendre rendez-vous ?

Non. Aucun diagnostic n’est nécessaire, et tu n’as pas à te reconnaître dans une catégorie particulière — TDAH, TSA, HPI, hypersensibilité ou autre. L’accompagnement s’adresse à toutes les femmes qui se sentent en surcharge ou épuisées, qu’elles soient diagnostiquées, en questionnement, ou simplement en décalage avec leur propre énergie. Ton vécu est le point de départ, pas une étiquette.


Q2. En quoi cette démarche peut-elle m’apporter quelque chose de différent de ce que j’ai déjà essayé ?

Pas parce qu’elle serait « meilleure » que d’autres approches comme la thérapie, le yoga, la méditation ou d’autres pratiques peuvent avoir leur place dans ton parcours. Ce qui est différent ici, c’est le point de départ : avant d’ajouter quoi que ce soit, on commence par observer ensemble ce qui te coûte le plus d’énergie. L’objectif n’est pas un protocole à appliquer, mais un premier ajustement réaliste, individualisé, qui respecte ton rythme et ton fonctionnement réel.


Q3. Qu’est-ce que le « domino prioritaire » ?

C’est le terme utilisé par Anne-Lise Terrier pour désigner un ajustement simple, stratégique et faisable, identifié avec toi au fil de l’accompagnement. Une action prioritaire qui, une fois mise en place, peut créer un peu de respiration dans ton quotidien, sans multiplier les efforts.


Q4. Comment se déroule un accompagnement en pratique ?

Tout se passe en visio. On échange sur ton quotidien, ton niveau d’énergie, ton rythme et ce qui te pèse. L’objectif est de repartir avec un « domino prioritaire » : une action simple, réaliste et personnalisée. Selon la formule choisie (séance ponctuelle ou parcours de 6 à 8 semaines), tu peux bénéficier d’un soutien par messages entre les séances et d’accès à des capsules audio de reconnexion au corps.


 
 
 

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